Douleur à la hanche ou dans la fesse en courant : pas toujours simple à identifier

Une douleur à la hanche ou dans la région fessière peut rapidement devenir déroutante pour un coureur. Contrairement à une douleur au genou ou au tendon d’Achille, il est parfois difficile de montrer précisément l’endroit qui fait mal. Certains décrivent une douleur sur le côté de la hanche, d’autres profondément dans la fesse, dans l’aine ou parfois avec une sensation qui descend légèrement dans la cuisse.

Cette localisation imprécise explique en partie pourquoi il est tentant de vouloir rapidement mettre un nom sur le problème. Pourtant, plusieurs structures et plusieurs mécanismes peuvent produire des symptômes relativement proches.

La première étape consiste donc à comprendre la douleur avant de vouloir la corriger.

Une même région, des situations très différentes

Chez le coureur, une douleur autour de la hanche peut concerner les muscles et leurs tendons, l’articulation elle-même ou encore provenir d’une autre région. Une douleur ressentie dans la fesse peut également avoir une origine différente de l’endroit où elle est perçue.

La localisation de la douleur apporte des informations intéressantes, mais elle ne permet donc pas, à elle seule, d’établir un diagnostic.

Le contexte dans lequel les symptômes apparaissent est tout aussi important. La douleur est-elle présente uniquement pendant la course ? Après un certain nombre de kilomètres ? Dans les côtes ? Après la séance ? Au repos ? La nuit ? Est-elle apparue brutalement ou progressivement ?

Ces questions permettent déjà de mieux comprendre la situation.

Comme pour les autres blessures abordées dans les articles précédents, il est également utile de regarder ce qui a changé récemment. Une augmentation du volume de course, davantage de dénivelé, l’introduction de séances rapides, une reprise après une interruption ou l’ajout d’une autre activité physique peuvent modifier les contraintes auxquelles le corps doit répondre.

Mais là encore, constater une augmentation de charge ne signifie pas qu’elle explique nécessairement tout.

Ne pas chercher systématiquement « le défaut »

Lorsqu’une douleur de hanche apparaît, certains coureurs se demandent rapidement s’ils manquent de mobilité, si leur bassin est déséquilibré, si leurs fessiers ne sont pas suffisamment forts ou si leur technique de course est mauvaise.

Ces éléments peuvent avoir un intérêt dans certaines situations. Ils ne constituent cependant pas une explication universelle.

Une caractéristique physique observée lors d'un examen n'est pas nécessairement la cause de la douleur. Notre corps présente naturellement des différences d’un côté à l’autre et chaque coureur possède sa propre façon de bouger.

L’objectif d’une évaluation n’est donc pas de rechercher un modèle parfait auquel il faudrait absolument correspondre. Il est plutôt de déterminer quels éléments sont réellement pertinents pour la personne qui consulte.

C’est une nuance importante.

Deux coureurs du même âge, présentant une douleur apparemment similaire au même endroit, peuvent avoir des histoires, des capacités physiques, des charges d’entraînement et des objectifs complètement différents. Il serait peu logique de leur proposer automatiquement la même solution.

Faut-il continuer à courir ?

Comme souvent, la réponse dépend de la situation.

Certaines douleurs permettent de maintenir une partie de l’entraînement en ajustant temporairement le volume, l’intensité ou le terrain. Dans d’autres situations, une réduction plus importante de la charge peut être nécessaire.

Il existe également des tableaux qui justifient une évaluation médicale ou des examens complémentaires. Une douleur importante ou inhabituelle, une douleur survenue brutalement, des symptômes présents au repos ou la nuit, ou une évolution défavorable malgré l’adaptation de l’activité doivent notamment inciter à ne pas simplement « courir dessus ».

L’objectif n’est donc ni de banaliser une douleur de hanche, ni d'inquiéter systématiquement le coureur.

Il s’agit de comprendre ce qui se passe, d’écarter lorsque cela est nécessaire une situation nécessitant une prise en charge particulière, puis de déterminer ce que la personne est actuellement capable de faire.

La reprise ou la poursuite de la course peut ensuite être construite progressivement en fonction de cette évolution.

Une douleur de hanche chez un coureur n’est finalement pas uniquement une histoire de hanche. Elle doit être replacée dans un ensemble plus large comprenant l’entraînement, les capacités physiques, les antécédents, la récupération, les autres contraintes du quotidien et, surtout, les objectifs de la personne.

C’est précisément pour cette raison qu’une solution unique convient rarement à tous les coureurs.

 

« Chiropracteur à Colomiers, j’accompagne les coureurs présentant des douleurs de hanche ou de la région fessière avec une évaluation individualisée de leurs symptômes, de leur pratique sportive et de leurs objectifs. »


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